Heu … mouais.

C’est un fait rarissime parce que je suis une lectrice consciencieuse, limite psycho-rigide, bourrée de principes et que donc je termine toujours un livre, mais Le Livre de l’Amour, de Nicole Krauss, m’est tombé des mains. Malgré toutes les critiques enthousiasmées qui ont salué la parution de ce roman, je n’y suis pas rentrée du tout. C’est bien écrit (ah la la), intelligent (qu’est-ce qu’elle doit être intelligente), avec un peu de folie (mais pas trop) et un peu de gros mots (mais pas trop gros non plus), bien construit (mais alors un peu trop bien).

Et bien vous voulez que je vous dise ? J’ai trouvé ça à peu près aussi excitant qu’un plat de nouilles froides. Une absence totale de cette petite musique qui vous touche et peut vous bouleverser, des personnages aussi crédibles et vivants que je sais pas moi, la Martine de la série pour enfants. Artificiel et légèrement prétentieux. Et un petit côté guimauve quand même indigeste. Bon, allez, j’arrête. En plus j’exagère (un peu).
Pour la peine j’ai pris un bon roman noir, Le démon dans ma peau, de Jim Thompson (le mentor de James Ellroy, pour situer) et là, ça dépote. Ecrit au scalpel, bien que massacré par la traduction (vous avez déjà acheté une « glace portative », vous ? Comme la fille la mange la ligne d’après, j’en ai déduis qu’il s’agissait d’une glace à emporter (take away), bref, le portrait par lui-même d’un sherif qui, derrière des apparences bonasses,  zigouille à tout-va,  est autrement plus réjouissant.

Bien noir, mais c’est comme ça que je les aime.

Et bientôt sur ce blog, pour nos lecteurs qui en trépignent d’impatience, un mot de Richard Ford et de David Gates, et le résultat tant attendu de notre quizz.

(BF)

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1 commentaire

  • medamik dit :

    Commentaires de l’ancien blog :

    Faut pas vous en faire BF, c’est écrit dans les droits du lecteur de Daniel Pennac que vous pouvez ne pas terminer un livre. Moi c’est tous les jours que ça m’arrive. Je trouve que certains écrivains actuellement s’écoutent un peu trop écrire, si je puis dire, et ce, au détriment de leurs lecteurs. Un peu d’humilité que diable ! Nous ne sommes pas les seuls à aimer qu’on nous raconte de bonnes histoires quand même ? Mais que voulez-vous ce n’est pas à la portée de tout le monde de composer un chef d’oeuvre comme « la Princesse de Clèves » que vous affectionnez tant. Espérons qu’un auteur viendra bientôt nous extraire de cette médiocrité ambiante et nous redonner le goût des belles lettres…
    Commentaire n°1 posté par Lecteur X le 12/11/2008 à 13h15

    Qui êtes-vous lecteur X que je vous prenne dans mes bras musclés ? (pas le Monsieur X de l’emission sur France Inter, j’espère, je comprends rien à ce que vous racontez)
    Réponse de la Médiathèque Amikuze le 12/11/2008 à 13h21

    J’ai discuté avec une de mes anciennes camarades d’IUT qui travaille à Mériadeck. Elle n’a eu que des retours négatifs sur ce bouquin. Comme quoi, des fois, t’as du goût…
    Commentaire n°2 posté par MB le 09/12/2008 à 11h00

    Si mes goûts de lecture sont validés par Mériadeck, tout va bien, me voilà rassurée.
    Commentaire n°3 posté par BF le 09/12/2008 à 12h22

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