Les Merveilles du monde invisible

Alors je m’attendais à quelque chose d’un peu poétique, une sorte de merveilleux quotidien, j’ai pensé à Agnès Desarthe (Un Secret sans importance) et à Adam Haslett (les morts et les fantômes sont très présents dans son recueil) et ben pas du tout.

En fait il faut plutôt prendre le titre dans le sens de celui de bouquins style « Les Merveilles de la nature » ou « Les Merveilles du monde sous-marin »: une étude serrée, détaillée, précise, d’un milieu.

Celui, invisible, des sentiments et des doutes, de ces moments infimes (et intimes), où la réalité chavire, où les sentiments basculent, où l’existence change de sens. Avec justesse et  habileté, David Gates dissèque ces moments où les choses se jouent à l’insu des autres, de l’entourage, se mettant tour à tour dans la peau d’une femme enceinte, d’un homme se remettant d’une commotion cérébrale, d’un autre dont la femme est en train de le quitter. A chaque fois il fait mouche, et ces micro-événements, qui déclenchent souvent des ras-de-marée émotionnels, sont universels, et incommunicables.

Comme pour démontrer aux naïfs qui croient encore le contraire que l’homme est définitivement seul. (BF)

David Gates, Les Merveilles du monde invisible (R GAT)

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1 commentaire

  • medamik dit :

    Commentaire de l’ancien blog :

    Hou là ! quelle conclusion ! elle nous ferait pas une petite déprime hivernale Madame BF ? Faut se reprendre là… Allez, allez une petite relecture de l’intégrale des Bidochon et ça ira mieux
    Commentaire n°1 posté par A. Phone le 26/11/2008 à 20h07

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