Un monde sans livres ?

 » – Je ne puis m’empêcher de penser au total désarroi de l’humanité si du jour au lendemain il n’y avait plus de nouveaux livres, de nouvelles pièces, de nouvelles histoires, de nouveaux poèmes…

Je me tournai vers Castle père. « Monsieur, comment meurt un homme lorsqu’il est privé des consolations de la littérature ?
– Il y a deux façons possibles, dit-il : pétrification du coeur ou atrophie du système nerveux.
– Ni l’une ni l’autre ne doit être bien agréable, j’imagine.
– Non, dit Castle l’ancien. Pour l’amour de Dieu, continuez à écrire tous les deux ! »

Kurt Vonnegut à propos d’une grève des écrivains dans Le berceau du chat (SF VON)

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1 commentaire

  • medamik dit :

    Commentaires de l’ancien blog :

    Très bel extrait !
    Commentaire n°1 posté par BF le 18/03/2009 à 12h15

    En plus dans un monde sans livres on serait au chomâge.
    Commentaire n°2 posté par BF le 18/03/2009 à 12h15

    Mais non, il resterait les CD et les DVD
    Réponse de la Médiathèque Amikuze le 18/03/2009 à 15h40

    Ca me laisse songeuse…
    Commentaire n°3 posté par BF le 18/03/2009 à 12h16

    C’est fait pour
    Réponse de la Médiathèque Amikuze le 18/03/2009 à 15h41

    Ce Vonnegut est bien inspiré sans doute, mais sans vouloir perturber le bel éloooge (assez convenu, convenez-en) de cette tant beeelllle littératuuure sans laquelle il n’est point de vie possible (est-ce à dire que la médiathèque considére les non-lecteurs comme des morts vivants ?), il faut sans doute nuancer ce propos. Avec l’avalanche annuelle de parutions, on est loin très loin de ce terrible monde sans nouveaux livres. Et pourtant. Le monde comme il va semble faire la démonstration que cette opulence n’empêche ni la pétrification du coeur ni l’atrophie du système nerveux. Des livres nouveaux paraissent encore à foison, mouais, la belle affaire. Gare à « la poésie d’élevage » tout de même ! Si les livres ne sont là que pour nous hypnotiser avec « les piètres images de nous-mêmes dont nous avons la faiblesse de nous contenter », je m’en retourne bêcher mon jardin de ce pas.
    (Entre guillemets, c’est madame Annie Le Brun qui parle, dans son bouquin « Du trop de réalité ». Trop de réalité, trop de signifiants à tous les coins de rue, et elle en rajoute.)
    Commentaire n°4 posté par Screugneugneu le 07/05/2009 à 09h47

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