La Peau froide

Tout commence comme un roman d’aventure : un activiste irlandais accepte un poste de climatologue sur un îlot de l’Atlantique sud, un « pot de fleur » perdu au milieu de nulle part, invisible sur une carte, balayé par les vent polaires, plongé dans la nuit glaciale une grande partie de l’année. Il accepte ce poste pour se cacher, pour se faire oublier. A son arrivée sur l’île, le climatologue qu’il doit relever n’est pas là, sa cabane est vide.  Il ne reste que le gardien du phare, sorte de brute rendue à moitié cinglée et mutique par la solitude, semble-t-il. Et alors, durant la première nuit passée dans la cabane, à la page 49, le roman vire au fantastique, en une ligne. La suite, lisez-la, je ne veux pas vous priver du plaisir de la découverte (évitez de lire la 4ème de couverture, on se demande si les éditeurs pensent au plaisir du lecteur quand ils les rédigent).  Sachez seulement que vous allez plonger dans un roman hallucinant, où aventure, suspense, fantastique se mêlent en une brillante méditation sur la peur, la peur de l’autre, et les côtés obscurs de l’âme humaine. BF

La peau froide, Albert Sanchez Pinol, R PIN

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