Une vie à coucher dehors

Aaaaaaah … Des histoires, enfin. Des vraies. De celles qu’on se raconte à la fin d’un repas, qu’on aime lire quand il pleut dehors. Avec une complète maîtrise de l’art de la nouvelle, Sylvain Tesson nous entraîne de Brest à Vladivostock, en passant par l’Ecosse ou les bords de la mer Egée, à la rencontre d’une grande variété de personnages et de situations. Cette variété trouve son unité dans la confrontation soudaine à l’ironie du sort (ou du destin, ou de la chance, ou de pas de chance, c’est comme on veut), ce qui donne lieu à des chutes savoureuses, souvent inattendues, très dans l’esprit de la nouvelle. Que l’on vive le naufrage d’une bimbo décérébrée dans la mer Egée ou le réveillon du 24 décembre de deux gardiens de phare perdus au milieu de nulle part, la plume est vive et alerte, le rythme rapide, le dépaysement garanti, même si la chute est souvent amère.

Alors évidemment il faut aimer les nouvelles, mais quand c’est le cas, on se régale !

BF

Une vie à coucher dehors,  Sylvain Tesson, R TES

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