Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Voici un livre que l’on ferme à regret, triste à l’idée de ne plus revoir la famille Finch, que l’on aime immédiatement sans en savoir grand’chose en fait. Une famille atypique : le père Atticus, avocat dans une petite ville du sud des Etats-Unis (on est dans les années 30), élève seul ses deux enfants, Jem et Scout, la narratrice. D’une lecture limpide, extrêmement agréable, le roman n’en est pas moins complexe dans sa construction : Scout, des années après, se souvient d’événements survenus alors qu’elle avait entre 5 et 8 ans, gardant dans son récit l’étonnement, l’incompréhension, la colère parfois que peut éprouver une petite fille devant les agissements des adultes. On découvre avec elle son nouveau voisin, Dill, un jeune garçon en vacances chez sa tante, qui partagera les étés de cette période avec la famille Finch, l’étrange Arthur « Boo » Radley, reclus dans sa villa depuis plus de 20 ans et que les enfants vont essayer de faire sortir de chez lui par tous les stratagèmes possibles, le voisinage un peu envahissant des bigotes, et surtout le père, que les enfants n’appellent qu’Atticus, qui élève ses enfants avec un amour aussi puissant que respectueux, et leur apprend à ne pas juger les autres et à aller au-delà des apparences. Les choses s’accélèrent lorsque Atticus prend la défense d’un Noir accusé de viol à tort.  Au-delà d’un message de tolérance et d’ouverture, jamais mièvre et ne sombrant jamais dans le mélo, le livre ressuscite de manière très simple le monde de l’enfance et de ses jeux. Une merveille, un vrai moment magique. BF

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur / Harper Lee, R LEE

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