L’éternité n’est pas si longue

« Une question de mois, sans doute : deux, trois ? Le dernier humain ne saura même pas qu’il est le dernier, il ne pourra, grelottant sous un ciel sans fond au milieu d’espèces pour lesquelles il n’est rien, de notre part à tous dire,
Désolé, on vous laisse tout en plan comme ça, on aurait quand même pu débarrasser. »

Les questionnements tantôt futiles, tantôt existentiels, de Nora, trentenaire angoissée, mélancolique (« Je ne fais pas une dépression, le monde s’effondre. Je me permets d’y voir une nuance »), à l’imagination débordante, qui, dans une langue imagée, drôle et pleine de fantaisie, sur un ton à la fois énervé et amusé, vivifiant au possible, relate,  sur fond sonore d’Arcade Fire, l’épidémie de variole qui décime inexorablement l’espèce humaine. Portant sur ses semblables un regard désabusé, elle se console en noircissant des carnets : « si je veux dormir dans un monde si décevant, je n’ai d’autre choix que de me raconter des histoires comme si j’étais mon propre enfant » .

Une lecture intense, fraîche, tonique, que je recommande vivement à ceux qui pensent à la fin du monde, qui se posent souvent des questions débiles, qui dépriment gentiment, qui aiment les livres derrière lesquels il y a un vrai écrivain. BF

un extrait de la BO

[vodpod id=Video.5368360&w=425&h=350&fv=%26rel%3D0%26border%3D0%26]

[vodpod id=Video.4166344&w=425&h=350&fv=%26rel%3D0%26border%3D0%26]

L’éternité n’est pas si longue, Fanny Chiarello – R CHI

 

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestDigg thisPrint this pageEmail this to someone

Leave a Comment

4 × un =