Les ombres du passé

« Ne jamais gagner l’admiration ni l’estime de son père est la chose la plus terrible qu’un fils puisse connaître ».

Comme dans Les Feuilles mortes, un des grands intérêts de ce roman, et un des noeuds romanesque du récit, est le rapport entre un père et son fils, le poids du passé, des non-dits, des événements gardés sous silence.

Roy Slater, la quarantaine, revient dans sa petite ville natale pour s’occuper de son père mourant. Un père rustre et aigri, qui semble ne l’avoir jamais aimé ni compris. Entre eux plane le souvenir traumatisant d’événements survenus 20 ans auparavant, qui ont contribué au départ de Roy pour la Californie (il est question de meurtres et de suicide). Dans cette bourgade perdue et haïe sur laquelle règne un sherif cruel et tyrannique sorti tout droit d’un western, l’atmosphère entre le père et le fils devient de plus en plus lourde et oppressante au fur et à mesure que les squelettes du passé sortent des placards. Roy devra affronter ces ombres qui ont plané sur sa vie entière pour, enfin, se sentir un homme.

J’ai trouvé ce roman moins abouti, moins « ramassé » que Les Feuilles mortes, mais il constitue un sacré bon moment de lecture quand même, au suspense soigneusement entretenu. BF

Les ombres du passé / Thomas H. Cook – RP COO

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