Allmen et les libellules

De Martin Suter j’avais beaucoup aimé Un Ami parfait, dans lequel un journaliste se réveille  à l’hôpital, amnésique, et doit composer avec une petite amie envahissante qu’il ne reconnait pas évidemment, un collègue et ami qui ne veut plus le voir et une enquête journalistique à reprendre, tout en essayant de cerner sa propre personnalité. Un livre passionnant à plusieurs niveaux, construit comme un polar, enfin, le genre de trucs que j’aime.

Allmen et les libellules me faisait très très envie et c’est un livre très agréable à lire, qui se lit vite, avec un personnage sympathique, intemporel (mais trop rapidement esquissé à mon avis), de dandy fauché qui barbote des oeuvres d’art pour maintenir son niveau de vie (déjà sérieusement attaqué : il vit dans la maison du jardinier de son ancienne demeure, qu’il a été obligé de vendre, en compagnie dudit jardinier, Carlos, qui lui sert d’homme à tout faire et de complice). Ce tome inaugure une série dans laquelle on retrouvera le couple Allmen/Carlos dans des enquêtes, dans le milieu de l’art je suppose. Sorte d’hommage appuyé au plus gentleman des cambrioleurs,  Arsène Lupin (un amour de jeunesse auquel je suis restée fidèle) le personnage d’Allmen n’atteint pas la cheville du maître, tant dans la complexité des intrigues, des personnages, que dans la truculence du personnage. Ici, si le divertissement remplit bien son office, ça manque quand même de substance. Comme si à la place du champagne attendu, on vous servait un blanc mousseux. Léger, agréable, mais un peu décevant. BF

Allmen et les libellules / Martin Suter  – R SUT

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Partagez...
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestPrint this page

Leave a Comment

quatorze − un =