Lambeaux

Je crois que jamais un livre ne m’avait touchée de manière aussi intime.

Mi-autobiographie, mi-biographie, ce court texte est de ceux, rarissimes, dont on ne sort pas indemne, à ranger pas loin des livres d’Henri Calet.

Récit du dépassement d’une dépression mélancolique grâce à l’écriture, il constitue également un hommage de l’auteur à « ses mères » : sa mère biologique,  internée quand Charles Juliet a quelques mois, morte en asile psychiatrique pendant la seconde guerre mondiale (histoire fondatrice de son parcours dont il ignorera tout pendant son enfance, cependant source d’un  obscur et insupportable sentiment d’étrangeté au monde), et sa mère adoptive, dont l’amour donnera un sens à sa vie. Ce texte, avec une simplicité, une justesse et une délicatesse proprement lumineuses, déroule les lambeaux de cette bataille avec le langage, le sens, la folie, qui durera vingt ans, et lui permettra d’extraire du plus profond de lui-même la douleur et l’incommunicabilité qui le ravageaient. Aussi sobre que passionnant.  BF

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