Alice est montée sur la table

Alice, c’est une chercheuse scientifique, spécialiste de la physique des particules, la table, c’est celle d’une salle de recherche expérimentale d’un campus américain, et sur la table il y a Lac, un espèce de néant invisible, de trou noir, qui absorbe certaines choses (un gant de boxe), mais en rejette d’autres (un ticket de métro), selon une logique que les meilleurs scientifiques s’arrachent les cheveux à essayer de saisir.

Cette Alice est la cousine assumée de celle de Lewis Carroll, mais passée genre trois fois à travers le miroir : Lac aime La Chasse au Snark, on a deux aveugles aussi bizarres qu’inséparables dans le rôle  de Humpty et Dumpty, il y a une chatte (qui se multiplie), le passage dans une réalité parallèle,  et le Chapelier Fou a plusieurs candidats.

Cette Alice-là a un chéri, un chercheur en sciences humaines, qu’elle plaque par fascination pour Lac. Comment va-t-il reconquérir la femme de sa vie ? (perso, je me suis demandée au bout d’un moment ce qu’il lui trouvait, bref). Comment lutter contre l’attrait du vide ? Des situations loufoques, un triangle amoureux pour le moins original, des dialogues super drôles, un auteur qui ne se prend pas au sérieux tout en soulevant des questions  sérieuses, une écriture vive, brillante, enlevée…. Et pourtant, je suis restée un peu sur ma faim. (Déjà l’idée du trou noir sur la table, il m’a fallu un immmmmmense effort pour passer outre) (j’ai une imagination limitée). Et si le livre se lit vite et avec un réel plaisir, il y manque un petit je-ne-sais-quoi, peut-être perdu dans ce néant, qui en aurait fait un livre vraiment palpitant. (En tous cas merci beaucoup Cre pour le cadeau et le clin d’oeil).

Alice est montée sur la table / Jonathan Lethem R LET

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