Un hiver en Australie

Dans une vallée paumée au fin fond du bush, trois maisons : celle de Maurice Stubbs (le narrateur, rêveur qui rêve aussi les rêve des autres) et sa femme, vieux paysans, celle de Murray Jaccob, la cinquantaine, et celle de Ronnie, la vingtaine paumée, enceinte, qui vient de se faire plaquer. Au coeur de l’hiver, Stubbs prend la parole pour, un an après, relater les faits de l’hiver passé,  quand une terreur sans nom a lié  soudainement ces trois personnages,  faisant remonter les secrets et le passé de chacun, fait de sang, de violence et de mort.

Mon échelle de la peur se mesure à l’aune de la nuit blanche que j’ai passée à douze ans en lisant les Dix petits nègres (oui bon, chacun ses références), et là je ne suis pas loin d’avoir atteint mon maximum. C’est vrai que je ne suis pas une fan du roman-qui-fait-peur. (Il y a quelques années il y avait eu Les Racines du mal *frisson* de Dantec qui m’avait vraiment bien terrorisée). J’ai lu Les ombres de l’hiver littéralement d’une traite,  je n’étais VRAIMENT PAS tranquille. Mais transportée, ça oui.

L’écriture de Tim Winton est étonnante, vraiment. Simple et sèche, illuminée brusquement d’images aussi belles que furtives. Les personnages ont une épaisseur et une existence incroyables et ils sont rendus extraordinairement présents sans qu’on s’en aperçoive. Une découverte ! BF

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