Mais pourquoi sont-ils si méchants ?

Je suis en train de lire Manitou de Graham Masterton, l’intégrale de la trilogie (SF MAS).
Dans le tome 1, Harry Erskine, qui essaie d’interpréter le curieux rêve que fait toutes les nuits sa cliente (il est voyant), se rend à la bibliothèque pour trouver des informations.
L’intention est louable sauf que :

La fille derrière le bureau ressemblait plus à une tenancière de bordel qu’à une bibliothécaire. Elle portait un cardigan rouge très moulant et avait des cheveux noirs coiffés sur le dessus. Ses dents auraient parfaitement convenu à un cheval.
– Je cherche des bateaux, lui dis-je, tout en tapant des pieds pour enlever la neige fondue de mes chaussures.
– Pourquoi n’essayez-vous pas les quais ? grimaça-t-elle. Nous n’avons que des livres ici.
[…] p. 47

Outch, ça fait mal.
Voilà encore un livre où la bibliothécaire est présentée comme une mocheté acariâtre et je suis toujours très peinée de voir à quel point notre belle profession jouit d’une si mauvaise réputation dans l’imaginaire collectif.
Toutefois, sans vouloir essayer à tout prix de défendre ma collègue de papier, j’émets l’hypothèse, très saugrenue je vous l’accorde, que, si Monsieur Erskine avait commencé par prononcer un simple bonjour en entrant, toute la face de la conversation en aurait été changée.
Non, mais !

MB

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