Dans la famille « Etrange »…

hotel iris… je voudrais la mère.

Yoko Ogawa ? Bonne pioche !

Teintés de surnaturel, baignant dans une atmosphère discrètement mélancolique, habités par des personnages énigmatiques, les premiers romans d’Ogawa sont hantés par le bizarre. Un bizarre toujours un peu menaçant, aux frontières du malsain, fait de cruauté, de séduction perverse, d’errance intérieure, voire de psychose, un bizarre étonnamment loin de celui, apaisant et lumineux, de La formule préférée du professeur,

Ainsi, dans Hôtel Iris, une jeune fille de 19 ans entretient une liaison très forte, basée sur lela piscine bondage, avec un vieil homme. Dans La Piscine, une fille plus jeune encore, se sentant mal-aimée par ses parents, développe son instinct sadique à l’encontre d’une toute petite fille accueillie dans l’orphelinat tenu par ceux-ci. Dans l’Annulaire, une très jeune femme devient la secrétaire d’un étrange laboratoire qui crée des « specimen » à partir de vos souvenirs, et tombe sous le charme de son mystérieux biologiste.

Très épurée, portée le plus souvent par une narratrice jeune et un peu fragile, la prose d’Ogawa, en dévoilant les failles, les désirs secrets, les angoisses de ses personnages, entrouvre une porte sur l’inconscient. Des romans fascinants, inquiétants, et très beaux.   BF

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