La fille de mon meilleur ami

Couverture de La fille de mon meilleur ami de Yves Ravey Le narrateur a pris sous son aile Mathilde, la fille de son meilleur ami qui vient de décéder. Mathilde est fragile et portée sur l’hystérie, au point d’avoir effectué un long séjour en asile psychiatrique, ce qui lui a valu le retrait de la garde de son fils. Quand le narrateur accepte de l’aider à revoir son enfant, les embrouilles commencent… mais ne viendront pas de là où on les attend, et le brave ange gardien va révéler son côté sombre. Bon, ben grosse déception sur ce coup-là… Si l’art consommé de l’ellipse et du suspense rend, sous un air de fausse désinvolture,  la narration serrée au petit poil au point de ne pas pouvoir lâcher le livre, l’histoire, fleurant bon le roman noir, m’est apparue par trop invraisemblable. Alors d’accord, chez Yves Ravey, on apprécie surtout l’objet littéraire à la mécanique bien huilée, et cette écriture blanche et sèche que j’aime tant. Mais bon, quand même. J’ai peut-être un côté mère poule trop développé, mais j’ai décroché quand la mère adoptive accepte de laisser seul à seule son fils de cinq ans avec une inconnue à moitié dingue pendant deux heures. Du coup, mon consentement à la lecture s’est arrêté quasi-net, les personnages et l’intrigue ne présentant plus grand intérêt à mes yeux. Et puis la catastrophe finale, due à l’imprévisible Mathilde, était quand même attendue, non ? Dommage, c’est bien ficelé, tordu à souhait, et admirablement écrit. Pour ceux que cet auteur (qui vaut le détour) tente, je conseillerais plutôt Bambi Bar ou Cutter, vraiment jubilatoires. BF

La fille de mon meilleur ami / Yves Ravey  – R RAV

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