A lire la nuit

Couverture de A lire la nuit de Seamus DeaneLondonderry, 1950 : des rues pavées et humides qui résonnent sous le pas de quelque passant égaré dans la brume et la nuit, des croyances familiales se mêlant à des croyances mystiques, peuplant l’histoire de fantômes, et de mensonges, une relation ambivalente entre un enfant et sa mère… L’auteur, poète également (surtout ?), recompose la mémoire et restitue le déchirement du conflit irlandais, autour du personnage mystérieux de l’oncle Eddy, dont le secret qui entoure sa mort obsède le narrateur. « Sa petite silhouette dans le tournant de l’escalier ; quand j’eus quitté la maison, c’est ainsi que je me la rappelais. Hantée, hantée. Maintenant que tout était précis, tout devenait d’autant plus immatériel. Moi qui avais tant voulu savoir ce qui la tourmentait, au point de devenir moi-même ce tourment ».

Entre violence politique et confusion, dans une langue d’une rare beauté et une construction impeccable, une oeuvre qui vous imprègne et ne ne vous lâche plus. Un grand, grand moment de lecture (et de littérature).  A lire, n’importe comment.

A lire la nuit / Seamus Deane   R DEA

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