Nagasaki

Couverture de Nagasaki de Eric FayeShimura-san vit seul à Nagasaki dans une maison silencieuse et impeccable. Chaque matin, il rejoint son bureau de météorologue pour la journée. Sa vie est lisse et inaltérable. Et puis d’étonnement en soupçons, l’incroyable se concrétise devant une caméra de surveillance installée dans sa cuisine : quelqu’un se sert dans son frigo et ses placards, un femme est là, qui vit avec lui à son insu.

Commençant comme une histoire fantastique, bien que tiré d’un fait-divers réel, le récit peu à peu s’imprègne de mélancolie, pour se faire métaphore de la solitude et parabole sur le sens de la vie. Un texte empreint de douceur, de poésie et de retenue. Envoûtant.  – BF

J’aimais ma chambre, balcon sur le monde, sur la renaissance d’un monde où étaient morts plusieurs de mes aïeux, un 9 août lointain. Huit de mes années se sont écoulées là. Comme j’aimais ces pièces, ces murs… Je me dis qu’il faudrait inscrire dans toutes les constitutions du monde le droit imprescriptible de chacun à revenir quand bon lui semble sur les lieux de son passé. Lui confier un trousseau de clés donnant accès à tous les appartements, pavillons et jardinets où s’est jouée son enfance, et lui permettre de rester des heures entières dans ces palais d’hiver de la mémoire.

Nagasaki / Eric Faye  –  R FAY

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Partagez...
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestPrint this page

Leave a Comment

1 × un =