Grossir le ciel

Couverture de Grossir le ciel de Franck BouysseQue Gus aimait ce pays serait beaucoup dire, mais comme il n’avait rien connu d’autre, il s’était fait à l’idée d’y finir ses jours. Pas malheureux, pas vraiment heureux non plus. Sa place dans le vaste ordonnancement de l’univers étant donné qu’il était incapable d’en imaginer une autre.

Gus, la cinquantaine, vit seul dans sa ferme perdue dans les Cévennes. En compagnie de ses vaches et de son chien, il mène une vie retirée, immobile et rude. De temps en temps il boit un coup avec son voisin le plus proche, Abel, lui aussi paysan célibataire. Des coups de fusils entendus un jour d’hiver, des pas dans la neige, des souvenirs douloureux qui refont surface : un mystère trouble et une tension qui ne retombera plus s’inscrivent dans ce paysage austère. Impossible de lâcher ce bouquin une fois commencé. C’est précis, ramassé, sec, illuminé de petits éclats poétiques, sombre, touchant et sobre. Elle y est, la petite musique. Du « nature writing » américain à la Cévenole, avis aux amateurs.

Grossir le ciel / Franck Bouysse

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