Les nuits de San Francisco

Couverture de Les nuits de san Francisco de Caryl FéreySam : descendant d’Indiens de la tribu Oglala, alcoolique « turbulent à sept ans, battu à dix, fugueur à treize, il avait arrêté l’école à quinze, zoné dans la réserve avec d’autre jeunes paumés, et mis une fille de dix-sept ans enceinte, un soir où il avait bu comme à l’ordinaire. » Que faire ? Quitter Wounded Knee, dont il a l’impression de porter sur le visage le sang des Indiens qui y furent massacrés, errer, boire, être travailleur de force à Las Vegas, boire, atterrir à San Francisco, être saoul dès neuf du matin, zoner. Las Vegas où l’attend une rencontre fulgurante, avec une femme au moins aussi abîmée que lui. Mais de cet amour soudain, nulle rédemption. Caryl Férey écrit pour les damnés.

Voilà voila. C’est noir au-delà du noir, intense, superbement écrit, et complètement tragique.

Les nuits de San Francisco / Caryl Férey  – R FER

 

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