Viva la muerte

Le père de Fernando Arrabal fut arrêté en 36 par les milices de Franco (l’auteur lui-même sera emprisonné en 1967). En une succession de courts chapitres à la prose lancinante et incantatoire, il raconte à sa mère ses souvenirs de cette enfance sur fond de guerre civile, aigus, morcelés : les genoux maternels si blancs, les mains de son père lui enterrant les jambes dans le sable (il a 3 ans), sa Tante Clara, mystique hystérique qui lui demande de la fouetter, les processions religieuses,  l’omniprésence de la religion, l’obsession des femmes de la maison pour sa virilité. Un récit … Continuer à lire → Continuer à lire →