Les Oiseaux de malheur – Ross MacDonald

Septième titre des enquêtes de Lew Archer proposé par les éditions Gallmeister (toujours dans la nouvelle (et superbe) traduction de Jacques Mailhos), Les Oiseaux de malheur (1958) se démarque assez nettement de ses prédécesseurs. Si on retrouve le privé Lew Archer, l’intrigue retorse, et les dessous peu reluisants de la Jet Set californienne, la légèreté semble avoir quitté MacDonald. Son héros sombre et désabusé rumine son passé, ses sorties humoristiques sont amères et les motivations psychologiques des protagonistes sont largement plus fouillées, d’une manière très juste (« Les pères ont mangé des raisins verts, et ce sont les dents des enfants … Continuer à lire → Continuer à lire →

Vous avez envie…

 … d’une histoire d’amour loufoque ? Je vous conseille l’amant bilingue,  avec un personnage central rêveur, nostalgique et déjanté, roman aussi touchant que burlesque où un mari éconduit s’invente un double pour reconquérir sa femme.  L’écriture de Marsé est  splendide : vive, charnue, imagée, surprenante, et en filigrane de dessine une réflexion sur la langue et l’identité (la schizophrénie du personnage faisant écho à la schizophrénie linguistique de la Catalogne d’après guerre). L’amant bilingue / Juan Marsé, R MAR …d’un roman métaphorique ? Essayez, si ce n’est déjà fait, Truismes de Marie Darrieusecq, où une jeune femme se transforme peu … Continuer à lire → Continuer à lire →

Dans ses yeux

Buenos Aires, 1968. Une jeune femme est violée et assassinée.  Chaparro,  jeune secrétaire au tribunal de grande instance, doit aller l’annoncer à Ricardo Morales, son mari. Touché par la douleur de cet homme et l’amour qu’il portait à sa femme, excédé par l’inertie (terrifiante) de la justice argentine (qui se doublera de violence arbitraire et de corruption durant la dictature), il se met à enquêter avec obstination sur ce crime. Cette enquête durera des années, en collaboration avec le mari de la victime. Trente ans plus tard, le même Chaparro écrit un roman relatant cette affaire et l’influence qu’elle a … Continuer à lire → Continuer à lire →

Mon nom est Rouge

« Maintenant, je suis mon cadavre, un mort au fond d’un puits. » Ainsi commence le roman d’Orhan Pamuk, raconté, donc, à la 1ère personne, par un mort du fond de son puits. Nous sommes à la fin du 16ème siècle, au coeur de l’atelier de miniaturistes de l’atelier du Sultan à Istanbul. Mêlant supense d’une intrigue policière (qui a tué cet homme, et pourquoi ?), romanesque histoire d’amour et peinture de la culture et des traditions de l’empire Ottoman, ‘Mon nom est Rouge’ est un livre brillant et foisonnant, plein de rebondissements, d’aventures, d’amour, et d’intelligence. Orhan Pamuk, ‘Mon nom est Rouge’ … Continuer à lire → Continuer à lire →