Entre deux Américains,

un Russe. Un énorme chef-d’oeuvre absolu, ouvrage étrange et malicieux, complètement fou, remis 25 ans sur la table par son auteur, Boulgakov, persécuté par le régime soviétique de l’époque (on est sous Staline). La farce étant aussi un moyen de résistance, ‘Le Maître et Marguerite’ verse souvent dans le grotesque et le loufoque. On y croise le Diable en personne, un chat qui prend l’autobus, des musiciens fous et des poètes imbéciles, Jésus et Ponce Pilate, tout un asile de fous, une vraie soirée de sabbat avec sorcières sur balai, et la plus belle femme du monde (puisque c’est aussi une merveilleuse histoire d’amour). Un grand bon moment de lecture intense, prenante, jubilatoire. Passez les deux premières pages, avec des notes de bas de pages un peu intimidantes et laissez vous griser par cette chevauchée fantastique ! (BF)

M. Boulgakov, « Le Maître et Marguerite » – R BOU

1 commentaire

  • medamik dit :

    Commentaire de l’ancien blog :

    Je ne connais pas ce livre, mais j’ai lu « Coeur de chien » du même auteur (R BOU). La recette est simple : prenez un médecin genre Docteur Frankenstein, prenez un chien errant et un cadavre (d’un homme brutal et alcoolique de préférence). Effectuez une greffe entre l’homme et le chien et vous obtenez … un petit bijou littéraire qui en plus d’être très drôle, se paye le luxe de ridiculiser le régime soviétique de l’époque. Qui a dit que la littérature russe était ennuyeuse ?
    Commentaire n°1 posté par MB le 06/08/2008 à 21h48

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