J.O. obligent… suite

Bon, certains lecteurs m’ayant fait remarquer que le billet précédent était un peu trop « trash », j’ai décidé de vous parler d’un autre roman chinois « L’école des vers à soie » de Huang Beijia (RJ HUA). Dans cette histoire, rien de sanglant (à part peut-être la dissection du poisson dans la baignoire du chapitre 10). On suit juste la vie quotidenne de Jin Ling, une petite fille de 11 ans, un peu boulotte et pas vraiment douée pour les études. Sa mère est au désespoir et essaie par tous les moyens d’améliorer ses résultats scolaires, car l’examen d’entrée au collège approche. Et tous les moyens sont bons : cours particuliers, menaces, punitions, cahiers de vacances, régimes (si, si vous avez bien lu) et j’en passe.
C’est une très bonne entrée en matière pour découvrir la société chinoise et en plus c’est très drôle. Enfin, moi ça me fait rire :
 » A la descente du bus, Zhao Huizi prit Jin Ling par la main et l’entraîna vers l’hôpital sans un mot d’explication. Jin Ling leva la tête et lut la pancarte au-dessus de la porte. Puis elle regarda sa mère et lui demanda avec sollicitude :  » Tu as un problème au cerveau, maman ? »
Ce n’est qu’à ce moment-là que Zhao Huizi se résolut à lui dire la vérité : « Non, c’est toi que j’emmène voir le médecin.
– J’ai une tumeur au cerveau ? demanda Jin Ling effrayée.
– Non, tu as des problèmes scolaires », répondit Zhao Huizi. »
Un autre monde je vous dis ! Des parents obsédés par la réussite scolaire de leurs enfants, on verrait jamais ça chez nous.

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