J. O. obligent…

L’actualité nous offre une belle occasion de parler un peu de littérature chinoise. Les lecteurs assidus s’en souviennent : nous avions accueilli une exposition sur ce thème en mars 2006 et nous avions fait l’acquisition d’un bon nombre de livres qui, à mon grand regret, sont un peu tombés dans les oubliettes.
Je remets donc à l’honneur mon coup de coeur de l’époque : « Tuer son mari » de Li Ang (R LI).
Un titre pareil ça interpelle forcément !
A partir d’un banal fait divers – une femme égorge et dépèce son mari, boucher de son état, comme un vulgaire goret – Li Ang nous entraîne à la découverte d’un univers cruel où les brimades et les humiliations sont le lot quotidien des femmes.
Un petit extrait ?

« Or Chen Jiangshui savait de longue date que rien n’est plus important que la manière dont le couteau a été plongé : la position, la profondeur de la lame, puis sa progression dans la gorge du cochon déterminent la qualité de la viande. Un porc qui n’a pas été convenablement tué a une chair d’un rouge plus pâle et on peut supposer alors qu’il a été saigné après sa mort, ce qui est la pire des choses qui puisse arriver à un charcutier. »

Et oui, c’est vraiment un autre monde…

MB

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