Naufrages

Naufrages Suite à ma lecture du Convoi de l’eau, j’ai cherché d’autres livres de Yoshimura, et c’est Naufrages qui m’est arrivé entre les mains.

On y retrouve un peu les mêmes éléments : une communauté retirée, coupée du monde (ici un village de pêcheurs vivant en quasi-autarcie), un décor naturel impressionnant et intemporel (les montagnes couvertes de forêts qui entourent ce village en bord de mer), et ce mélange de beauté des images, de puissante évocation de la nature, et de cruauté.

Racontée par un enfant de 10 ans, la vie au fil des saisons de ce petit village isolé, au mode de vie primitif dépendant de la pêche, est répétitive, austère, sombre et difficile, exempte de joie et de la moindre légèreté. Tout geste est nécessaire, indispensable, lourd de conséquences, et la vie y est plutôt survie. Quand la pêche de la saison ne permet pas de vivre, un membre de la famille se loue à l’extérieur, pour plusieurs années, auprès d’un intermédiaire, ce qui assure de la nourriture pour un certain temps à la communauté. C’est ainsi qu’Isaku, le narrateur, se retrouve à 10 ans l’homme le plus âgé de sa famille, composée de sa mère, de sa petite soeur encore bébé et de son jeune frère. Témoin et acteur du mode de fonctionnement de son village, sur lequel il n’a aucun recul au vu de son âge, ce qui accentue la force de ce récit simple, sombre et poétique, il raconte les années éprouvantes qui suivent le départ de son père, notamment les fameux et sinistres naufrages qui donnent son titre au roman.  BF

Naufrages / Akira Yoshimura – R YOS

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