Notre besoin de consolation est impossible à rassasier

dagermanBref essai sur le sens de la vie, sur la charge de malheur et de solitude dont elle est pétrie, ce texte très simple est à l’image de son titre : plein d’une tristesse insondable, parlant philosophie mais avec les tripes, se penchant sur ce questionnement par son versant émotionnel. Dans l’équation vie/mort, les sources de réconfort que sont « la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté » renforcent l’idée de l’auteur que le combat se livre contre le monde (figé) et un système qui exige des performances.                                       Seulement, « le monde est plus fort que moi » constate l’auteur.

Epuré, simple et beau, poétique et lucide, apaisé  et touchant, cet opuscule taillé comme un diamant fut publié en 1952. Deux ans plus tard, Stig Dagerman se donnait la mort,  à l’âge de 31 ans.    BF

(Déjà qu’il fait un temps de chien, je sens que j’ai définitivement plombé l’ambiance)(de rien)

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier/ Stieg Dagerman – 112 DAG

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