Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Voici un livre que l’on ferme à regret, triste à l’idée de ne plus revoir la famille Finch, que l’on aime immédiatement sans en savoir grand’chose en fait. Une famille atypique : le père Atticus, avocat dans une petite ville du sud des Etats-Unis (on est dans les années 30), élève seul ses deux enfants, Jem et Scout, la narratrice. D’une lecture limpide, extrêmement agréable, le roman n’en est pas moins complexe dans sa construction : Scout, des années après, se souvient d’événements survenus alors qu’elle avait entre 5 et 8 ans, gardant dans son récit l’étonnement, l’incompréhension, la colère … Continuer à lire → Continuer à lire →

Au pays des voleurs

Romanesque, baignant dans une atmosphère gothique et un brin macabre,  Le Bon larron m’a irrésistiblement fait penser à certains Tim Burton (L’Etrange Noël de Mr. Jack, Sweeney Todd, Sleepy Hollow) et surtout à ce film dans lequel un mort déterré se relève dans le fiacre qui l’emporte, terrorisant le cocher (un Boris Karloff pourtant habitué des cimetières au clair de lune) : Le Récupérateur de cadavres, de Robert Wise (adaptation de R.L. Stevenson). Bref. Ca vous situe l’ambiance (en tous cas davantage que la pauvre couverture du livre, que je trouve immonde). Dans ce roman aux allures de feuilleton, le … Continuer à lire → Continuer à lire →

Retour aux sources

Je me souviens exactement de comment j’ai découvert John Fante. J’avais vingt ans, j’étais passée chez mon copain Eric. Souffrant d’une gueule de bois carabinée, il est allé directement se mettre sous la douche. J’ai ouvert le livre posé sur sa table de nuit : c’était La Route de Los Angeles. Ca commence comme ça : « J’ai dû faire de nombreux boulots dans le port de Los Angeles parce que ma famille était pauvre et que mon père était mort. Peu après la fin du lycée, j’ai commencé comme terrassier. Le soir j’avais tellement mal au dos que je ne … Continuer à lire → Continuer à lire →

Zombies et cheese-burger

Stewart O’Nan est un auteur que j’aime. C’est mon super chouchou. Alors vous pouvez prendre à peu près n’importe quoi de lui, ça ira. C’est un de ces auteurs qui a sa petite musique bien à lui, qui vous chuchote des choses si belles au creux du coeur, entre les lignes presque. Là, ‘Le Pays des Ténèbres’, c’est un peu un hommage à Stephen King et à John Carpenter, et à Romero aussi. Des jeunes qui se sont tués dans un accident de voiture reviennent tenir compagnie aux gens qui pensent encore à eux, n’apparaissant que pour le lecteur, avec … Continuer à lire → Continuer à lire →