Vous avez envie…

 … d’une histoire d’amour loufoque ? Je vous conseille l’amant bilingue,  avec un personnage central rêveur, nostalgique et déjanté, roman aussi touchant que burlesque où un mari éconduit s’invente un double pour reconquérir sa femme.  L’écriture de Marsé est  splendide : vive, charnue, imagée, surprenante, et en filigrane de dessine une réflexion sur la langue et l’identité (la schizophrénie du personnage faisant écho à la schizophrénie linguistique de la Catalogne d’après guerre). L’amant bilingue / Juan Marsé, R MAR …d’un roman métaphorique ? Essayez, si ce n’est déjà fait, Truismes de Marie Darrieusecq, où une jeune femme se transforme peu … Continuer à lire → Continuer à lire →

Viva la muerte

Le père de Fernando Arrabal fut arrêté en 36 par les milices de Franco (l’auteur lui-même sera emprisonné en 1967). En une succession de courts chapitres à la prose lancinante et incantatoire, il raconte à sa mère ses souvenirs de cette enfance sur fond de guerre civile, aigus, morcelés : les genoux maternels si blancs, les mains de son père lui enterrant les jambes dans le sable (il a 3 ans), sa Tante Clara, mystique hystérique qui lui demande de la fouetter, les processions religieuses,  l’omniprésence de la religion, l’obsession des femmes de la maison pour sa virilité. Un récit … Continuer à lire → Continuer à lire →