Certaines n’avaient jamais vu la mer

Pris en charge, de manière au prime abord assez surprenante, par un « nous » collectif, le récit est une sorte de choeur, et tout en me demandant si j’aimais oui ou non cette manière de faire, j’avais lu la moitié du livre sans m’en rendre compte, tant la narration est rapidement envoûtante. Ce « nous », c’est la voix de toutes ces jeunes femmes japonaises mariées par correspondance au début du 20ème siècle à des japonais résidant aux Etats-Unis, et qui loin d’être les banquiers ou les médecins décrits dans leurs lettres, se révèlent des êtres frustres, brutaux, souvent alcooliques, pour qui elles … Continuer à lire → Continuer à lire →